L’aspérule odorante

La potion de la semaine :

Revigorante, l’aspérule odorante est conseillée en cure de printemps pour chasser les toxines. Buvez 3 fois par jour une infusion de fleurs fraîches (1 cuillerée à soupe par tasse d’eau bouillante). Et pour le plaisir, préparez le vin de mai. Mettez dans un bocal 75 cl de vin blanc, 75 cl de sucre en poudre et 1 bonne poignée de fleurs d’aspérule. Laissez macérer un mois, remuez régulièrement, filtrez et mettez en bouteilles. Pour une limonade, comptez une poignée d’aspérule, 150 g de sucre et le jus de 2 citron par litre d’eau. Laissez macérer au soleil 15 jours. Après fermentation, filtrez et conservez au réfrigérateur, bien bouché.

Anecdote :

Parfois appelée petit muguet, thé suisse, herbe aux étoiles ou reine des bois pour ses vertus médicinales, l’aspérule odorante porte aussi le nom de minute car, placé dans un bouquet, la fleur fane au bout d’un court instant.

La racine d’aspérule a longtemps été prisée pour ses vertus extraordinaires. Portée en bracelet par les athlètes, elle était supposée leur apporter la victoire. On disait aussi que les sommités fleuries séchées attiraient l’argent. En attendant que ces charmes s’accomplissent, écrasez quelques feuilles fraîches et appliquez-les sur vos blessures. Elles cicatriseront comme par magie.

La plante :

L’aspérule odorante (Galium odoratum)

Plante herbacée vivace de la famille des rubiaceae, l’aspérule odorante pousse à l’ombre des sous bois. En mai, elle se pare d’une multitude de fleurs blanches en formes d’étoile. Inodore fraîche, elle exhale une délicieuse odeur de foin acidulé quand elle est séchée. Antiseptique urinaire, elle permet d’éliminer les toxines et de combattre l’anxiété, mais elle ne doit pas être utilisée à long terme, pour cause de risques hémorragiques.

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